PRESENTATION
L'ASSOCIATION
«
Solidarité Maroc », née officiellement le 3 novembre 2007 est le fruit de rencontres et de liens d’amitiés tissés lors de missions humanitaires précédentes dans le Haut-Atlas marocain et entretenus depuis plus de 6 ans sous des formes diverses.
En effet, c’est l’histoire d’une rencontre en 2001, d’une petite fille Khadija (photo), amenée par ses parents pour une consultation médicale par une ONG française à Bouzmou, petit village perché à plus de 2000m dans l’Atlas, avec Annick Manzoni , qui , depuis lors, a entretenu et cultivé des liens privilégiés avec sa famille et la population du village par l’intermédiaire de Mustapha Saïdi, secrétaire général de ladite commune.
Hormis des courts séjours une ou 2 fois l’an, l’aide apportée consistait, essentiellement , en la collecte et la distribution de vêtements chauds nécessaires dans cette région au climat rude et très froid en hiver et où les habitants ne disposent pas de chauffage. L’acheminement de ces colis de vêtements était assuré depuis quelques années par Jean-Marie Simonnet.
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Au cours de ces visites sur place, nous avons fait la connaissance de l’association marocaine « Taimat » d’Imilchil, la ville la plus proche de Bouzmou et tout de suite, nous avons eu un très bon contact avec son président Mohamaed Aït Ouaba et l’ensemble des membres.
Comme vous pourrez le constater, dans l’interview ci-dessous du secrétaire général de la commune d’Imilchil et également membre de « Taimat », les besoins de la population dans beaucoup de domaines sont énormes. C’est ainsi qu’est venue l’idée à Annick Manzoni et Jean-Marie Simonnet de créer une association pour intervenir dans le domaine médical et dentaire auprès de ces populations enclavées, avec un petit groupe d’amis, tous bénévoles et ayant déjà une ou plusieurs expériences de missions humanitaires dans divers pays d’Afrique et d’Asie. Nous avons décidé de travailler en partenariat avec Taimat et les institutions locales qui connaissent bien la population .
La première mission , après un an de mise en place administrative et un séjour sur place d’une semaine en 2007, eut lieu en août 2008.
Vous trouverez tous les détails sur le site.
LA REGION D’IMILCHIL
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32° 9'12.96"N - 5°37'50.16"O
C’est une zone montagneuse du Haut-Atlas oriental dont le point culminant
dans le secteur est à 3019m.
La ville d’Imilchil est à 2180m d’altitude.
La population est berbère : amazigh.
Le taux de pauvreté est de 45%.
Le taux d’analphabètes est de 75% environ pour les hommes
et 90% pour les femmes.
C’est une zone enclavée très marginale.
La population de la région d’Imilchil et de Bouzmou
(village proche où nous intervenons) est de 24000 habitants
selon le recensement de 2004.
Imilchil est au centre d’une région comptant 5 mairies :
- Aït Yahia à 100kms d’Imilchil
- Amouguer à 95kms
- Outterbate à 43 kms
- Bouzmou à 19 kms
- Imilchil
Situation sanitaire de la région :
- 3 centres de santé : Imilchil, Outerbate et Amouguer
- 3 dispensaires ruraux équipés en matériels et
personnels : Agoudal, Bouzmou et Aït Yahia
- 2 dispensaires construits mais ne fonctionnant pas : Tilmi et
Oulghazi
Selon les directives de l’état, il faudrait 1 médecin
pour 3000 habitants. Dans cette région, il y en a 1 pour 24000 :
- 3 médecins répartis sur Imilchil, Outerbate et Amouguer
- 2 sages-femmes ( Imilchil et Outerbate)
Il n’y a pas ou peu de médicaments et la population n’a
pas d’argent pour les acheter. Il y a 1 seul dépôt
de médicaments (Imilchil) dans toute la zone.
Aucune autre spécialité médicale.
Pas de service d’urgence.
1 seule ambulance.
1 appareil de radiologie hors d’usage.
Les urgences doivent se rendre à l’hôpital
d’Errachidia à environ 5 heures de route.
Le taux de natalité est très élevé et celui
de la mortalité infantile également.
Activités de la population.
Petit élevage : brebis et vaches.
Petite agriculture : polyculture de suffisance.
Essentiellement des petites exploitations familiales.
Le climat est rude et à la fin de cet hiver 2009 les intempéries
et la fonte des neiges ont provoqué l’inondation des
terres cultivées et la destruction des plantations.
Scolarisation :
- A Imilchil centre : 1 collège et lycée et 1
internat ;
- Il y a des écoles primaires dans tous les villages.
- Le taux de scolarisation des filles s’améliore petit à
petit, grâce aux campagnes de sensibilisation organisées
par les autorités et les associations locales.
- 1 unité du collège d’Imilchil à Amouguer.
Infrastructures :
- Routes : 1 programme de bitumage est en cours, mais il reste encore beaucoup
de pistes à goudronner.
- Electricité : partout sauf chez les nomades installés Aït Abdi ;
- Eau potable : partout sauf chez les nomades , mais pas 24 heures
sur 24. Coupures d’eau dans la journée à
Imilchil.
- Peu ou pas d’assainissement.
Il n’y a presque pas d’emplois dans la région , pas
d’avenir et le taux de chômage est en augmentation.
La construction des habitations est traditionnelle, en pisé.
C’est une société encore très traditionnelle.
Climat :
Très rude. Pas d’équipent de chauffage, seulement des petits
appareils de chauffage d’appoint traditionnels.
La température varie de –15° en hiver à +30°
en été.
Tourisme :
Peu développé. Grottes, lacs, coutumes, moussem.
Il existe quelques petits hôtels et restaurants.
(Informations recueillies auprès du secrétaire général
de la commune d’Imilchil en mars 2009)